Ces chats qui nous apaisent : l’art de la quiétude !

novembre 17, 2017 |  écrit par  |  Non classé

« Il y a des milliers d’années, les chats étaient vénérés comme des dieux.

Ils ne l’ont jamais oublié. »

(Alfred North Whitehead)

 

L’inquiétude souvent nous habite, elle nous épuise  mais laisse parfois la place à la quiétude pour nous permettre de nous ressourcer, de souffler. Comment trouver cette quiétude, sensation de bien-être profond, de calme intérieur intense : une âme sereine dans un corps détendu ! La quiétude proche du bonheur est-elle inaccessible ? Comment l’atteindre ? Le chat qui nous apaise peut nous aider, lui qui apprivoise le temps avec quiétude et affronte les turpitudes de la vie avec calme.

 

Le compagnie d’un chat :

une douceur exquise !

Vous qui aimez les chats, vous avez sans doute remarqué que tout en lui invite à la quiétude : sa beauté naturelle, son charisme mystérieux, son allure silencieuse, la profondeur de ses yeux et son calme imperturbable. En fait, ce petit félin est si tranquille que ça en devient contagieux ! Quand on l’accueille sur nos genoux, son ronronnement mélodieux et ses tendres caresses ne peuvent que nous détendre mais sachons profiter de cet instant furtif et privilégié que notre chat nous accorde car il peut être de courte durée s’il décide soudain de vaquer à d’autres occupations.

Indépendant, insoumis, il vit librement et n’accepte aucune contrainte. Il mange quand il en a envie, il accepte votre présence selon son humeur, il part puis revient quand bon lui semble pour mieux vous retrouver. Son art de vivre nous donne de bonnes leçons : aimer sans rien attendre en retour, se détacher pour mieux doser les sentiments et garder son calme en toutes circonstances. Une vraie boule de tendresse qui vit sa vie à sa guise sans contraintes !

 

Le chat au cours de l’histoire :

Tantôt considérés comme des divinités tantôt comme des créatures sataniques, les chats n’ont jamais laissé nos ancêtres indifférents. De la préhistoire au commencement de l’humanité, les paléontologues hésitent à définir l’ancêtre du chat domestique. Il semblerait que le première personne qui se soit nourrie de spiritualité féline soit un habitant de Chypre vieux de 9500 ans. Sa tombe est creusée aux abord du cimetière et autour de lui sont placés des haches polies, des lames de silex brutes, un morceau de pierre ponce, une roche verte et des coquillages. A une vingtaine de centimètres, la dépouille entière d’un chat de huit mois lui fait face : un chat sauvage, apprivoisé comme tous ceux qui nettoient les silos ! Cette personne ayant tissé avec ce chat des liens particuliers qui sont bien plus  qu’un simple accord de services rendus a choisit de vivre avec ce félin pour l’éternité, sur terre et dans l’au-delà.

Depuis des siècles, à travers les continents et les civilisations, le chat partage notre quotidien. Compagnon d’ici et gardien de l’au-delà, il fût élevé au rang de dieu protecteur par les Égyptiens de l’Antiquité ; guide spirituel de Mahomet ; guide de méditation chez les disciples de Bouddha ; inspirateur des postures des maîtres yogi ; architecte d’intérieur pour les praticiens du feng shui ; modèle d’adresse et d’ingéniosité dans les cultures amérindiennes ; thérapeute ronronnant reconnu par la science du XXème siècle. Avec un tel cursus, le chat mérite bien son diplôme d’animal de compagnie le plus répandu dans le monde.

 

Quand l’homme s’inspire du chat :

 

On aime le chat, on le vénère, on l’admire et on envie ses qualités corporelles et spirituelles. Les Égyptiennes se sont inspirées de sa grâce pour établir leurs règles d’élégance et de raffinement. Pour être belle comme les chattes, elles utilisent des bâtons de khôl pour dessiner leurs yeux en forme d’amande. L’allure gracieuse des chats les inspire et elle se parent de tissus  fluides et léger. Leurs bijoux représentent le plus souvent une figurine féline. Même la propreté du chat déteint sur les Égyptiens : hommes et femmes de tous âges se lavent les mains après chaque repas et apprécie le rituel du bain. Bien que rien ne permette d’affirmer que les Égyptiens ont imité les chats tout porte à croire, qu’à force de les côtoyer, ils ont adopté leur sagesse.

Après la sieste le chat sort de sa torpeur en se livrant à une gestuelle bien précise  : il tend ses pattes et cambre  le dos. Ce comportement rappelle la pratique régulière d’exercices destinés à la circulation de l’énergie dans le corps et dans l’esprit. Les yogistes se sont inspirés des postures du chat et les adeptes de la méditation aussi.

 

Le chat conquiert le monde :

 

Sauvage puis domestiqué le chat a toujours accompagné l’homme au cours des civilisations. 13 millions de chats domestiques vivent en France, ils sont plus nombreux que les chiens et ce n’est pas près de s’arrêter ! Mais comment ce petit félin est-il arrivé jusqu’à nous ? Des chercheurs de l’Institut Jacques-Monod, pôle de recherche en biologie à Paris, ont réussi à retracer le parcours du chat domestique, des débuts de l’agriculture au Proche-Orient jusqu’à nos appartements européens. Les explications de Thierry Grange, chercheur en paléogénétique et coauteur de l’étude : ici sur www.ouest-france.fr

Longtemps les Égyptiens qui vénéraient les chats les ont protégés en interdisant leur sortie du territoire sous peine d’exécution pour quiconque braverait cet interdit. Cependant, les commerçants phéniciens qui fréquentaient l’Egypte embarquèrent, en cachette sur leur navires marchands, les premiers émules de Bast car la fonction initiale hors pair de ces petits ratiers pouvaient leur rapporter gros puisqu’ils tuaient les rongeurs qui s’en prenaient aux cargaisons. Une fois à terre, en bassin Méditerranéen, les marins pouvaient vendre à prix d’or les chatons nés à bord. Les chats intriguèrent les autochtones, puis les esthètes fortunés tombèrent sous leur charme et aimaient le présenter comme un objet de collection. Quant aux paysans, ils apprécièrent le ménage accompli par les chats dans leurs réserves céréalières qui peu à peu gagnèrent le cœur du peuple. Les chats gagnèrent ensuite progressivement du terrain : Crête, Sicile, Rome et marquèrent de leur présence mystique ou  »maléfique » toutes les civilisations et toutes les religions.

 

Le chat : un guide spirituel

 

Assis sur ses pattes de derrière, la colonne vertébrale bien droite, les yeux fixés vers l’horizon, le chat reste là, immobile et serein et le calme qui en émane semble immuable. Le moindre  bruit fait tressauter son oreille mais il reste figé : à quoi rêve-t’il ? Nombreux sont les sages qui ont suivi le chat dans leur monde du silence pour s’adonner à la méditation.

La méditation est comme une gymnastique de l’esprit et même s’il en existe plusieurs formes, le but à atteindre et la posture restent toujours les mêmes aussi chacun adopte celle qui lui convient le mieux avec support ou sans support. Bien que les méditants confirmés  peuvent pratiquer pendant plusieurs heures d’affilées, il est préférable de méditer seulement quelques minutes si l’on est débutant. Contemplez votre chat et inspirez vous de ses postures ou laissez-le se lover contre vous puis adaptez votre respiration à la sienne. Profitez de cet instant magique pour recharger vos batteries. Les maîtres bouddhistes comme le prophète Mahomet vouait une passion à leur chat. Depuis l’Inde Antique où il est arrivé en même temps que le bouddhisme, le chat est resté le compagnon préféré des moines.

Le ronronnement du chat est très apaisant :

N’avez-vous jamais senti la fourrure tiède et vibrante de votre chat vous envahir d’une douce chaleur. Victor Hugo et beaucoup d’hommes célèbres aimaient les chats au point de ne pouvoir s’en passer. A croire que les ondes bénéfiques émises par les chats ont nourri leur esprit et faciliter leur génie.

C’est dans les années 1980 que le corps médical s’est intéressé aux vibrations émises par le chat et si l’origine du ronronnement reste une énigme on sait qu’il sollicite les cordes vocales et le diaphragme.Le chat ronronne de façon volontaire quand il se sent bien pour être encore mieux mais aussi lorsqu’il est en souffrance pour atténuer sa douleur. Et ces vibrations émises l’aident aussi à réparer les tissus lésés (muscles tendons, articulations, os fracturés…). Voilà pourquoi, il semblerait que le chat en se positionnant sur un endroit douloureux de notre corps puisse nous soulager. Des recherches ont été faites sur ces vibrations et leurs effets se sont avérés bénéfiques sur l’homme. Kinésithérapeutes et médecins du sport s’en servent pour consolider les fractures, traiter les arthroses et les tendinites. Plusieurs études américaines avancent que les propriétaires de chats seraient moins sujets à l’hypertension et aux complications cardiovasculaires. Ce contact quotidien avec un chat stimulerait le système immunitaire et diminuerait les terrains allergiques et asthmatiques. Tout cela reste encore à démontrer mais partant du fait que le stress affecte et entraîne bon nombre de pathologies, tout porte à croire que le ronronnement du chat aurait des effets bénéfiques sur ces maladies.

Alors, si  l’épuisement ou le stress vous gagne, pensez à vous étendre en attendant que votre chat daigne s’installer de tout son long entre votre ventre et votre plexus solaire : dès qu’il commence à ronronner, fermez les yeux et adaptez votre respiration à son rythme de vibrations. Si vous avez la chance de pouvoir faire durer une bonne vingtaine de minutes votre séance de relaxation, vous ouvrirez les yeux, profondément apaisé…

Pour plus d’informations sur la ronron-thérapie, je vous propose de découvrir ce dossier : Le chat et notre bien-être, la ronronthérapie.

« J’aime dans le chat cette indifférence avec laquelle il passe des salons à ses gouttières natales. »

(Chateaubriand)

 

Ces chats qui nous apaisent…

Avant de vous parler du chat, j’ai lu avec beaucoup de plaisir le livre de Véronique Aïache qu’elle m’a gentiment dédicacée ! L’auteure est spécialiste de la ronronthérapie, elle nous enseigne les disciplines bienfaisantes inspirées par les chats et leurs insoupçonnables pouvoirs de guérisseurs.

Le chat fascine depuis la nuit des temps. Élevé au rang de dieu protecteur par les Égyptiens, professeur de méditation chez les disciples de Bouddha, il conserve encore aujourd’hui sa liberté instinctive et sa sagesse immémoriale.
Et si nous cessions de considérer les chats comme des animaux de compagnie et commencions à nous nourrir de leur spiritualité féline ?
Cet ouvrage nous livre les clés pour observer et comprendre les chats. Ils deviennent alors nos guides vers un équilibre parfait entre le monde extérieur et la paix intérieure. En suivant leur exemple sur la voie du lâcher-prise, accédez à la paix du cœur et de l’esprit, aspirez enfin à l’art si délicat de la quiétude.

J’ai adoré ce livre autant que j’aime les chats, je l’ai dévoré tant son contenu est passionnant et captivant. En  plus de nous initier à l’art de la quiétude, on apprend beaucoup sur le chat, ses origines, ses pérégrinations au travers des civilisations, les légendes qu’on lui rapporte, sa spiritualité, son utilité, les bienfaits de son ronronnement… Cette confession féline nous en apprend beaucoup sur le chat, véritable sanctuaire de quiétude !

 

A pas feutrés, avec la quiétude de mon chat, je vous invite à découvrir ce livre (9,90 euros / 192 pages) édité par Flammarion   www.editions.flammarion.com/catalogue


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