le coquelicot : vertueux et délicieux….

mars 15, 2018 |  écrit par  |  Non classé

Sous son allure légère et romantique,

Le coquelicot nous cache ses qualités thérapeutiques, cosmétiques, voire culinaires !

Gentils coquelicots Mesdames… lorsque vous flânerez au jardin, n’oubliez pas de cueillir ce charmant sourire vermillon, tâche de sang clair des moissons d’or, que la nature en fête nous adresse. Fier comme un coq, le coquelicot (Papaver rhoeas L.) égaie les bords des chemins, talus et prairies, peuple les blés mûrs, tous les terrains vagues  et toutes les cultures. Cousin du pavot, les fruits (ou capsules) du coquelicot sont toxiques. Ses  pétales fragiles renferment des sucres complexes adoucissants (mucilages), des pigments antioxydants (anthocyanines) et un alcaloïde.

Encore appelé ponceau, gravesolle, pavot rouge, pavot des champ, coq, pavot-coq, mahon ou chaudière du diable, le coquelicot a suivi l’homme dans sa conquête du monde en mêlant ses semences à celles des céréales.

 

Un peu d’histoire :

 

Le coquelicot semble être originaire de Bulgarie ou de Turquie mais en trouve déjà des fleurs dans les tombeaux Égyptiens. Connu depuis l’Antiquité, mais plutôt comme aliment, car on a mangé ses feuilles durant plusieurs siècles, le coquelicot était recommandé dès le 1er siècle comme narcotique et, au XVIe siècle, les médecins l’indiquaient contre la pleurésie. Les grecs mangeaient ses jeunes feuilles en salade et cette coutume s’est maintenue jusqu’au XVIe siècle en Italie. Aujourd’hui les fleurs aux pétales rouges vifs et les graines encapsulées sont considérées comme légèrement narcotiques, comme propres à provoquer la sueur,  comme expectorantes, comme pectorales, comme calmantes et comme adoucissantes. On a pu dire que c’est  »l’opium inoffensif de la pharmacie familiale ».

 

Usages et propriétés :

 

Plante pectorale, le coquelicot soulage les affections respiratoires, notamment les toux sèches et les enrouements. Il est également recommandé contre les insomnies légères, préparez une infusion avec deux cuillerées à café de pétales par tasse d’eau bouillante. Laissez infuser dix minutes et sucrez éventuellement avec du miel (deux à trois tasses par jour).

Cette jolie fleur ne pouvait être ignorée dans les soins de beauté : la lotion préparée avec une infusion forte de pétales (une cuillère à soupe pour ¼ de litre d’eau) est réputée prévenir les rides et convient aux soins des peaux sèches et sensibles (employée comme une lotion tonique). Elle se conserve quelques jours au réfrigérateur. Associé à d’autres plantes comme la sauge, le coquelicot entre dans la préparation  de crèmes destinées à à corriger les petites imperfections des peaux grasses.

L’infusion de 15 g de pétales dans un demi-litre d’eau, filtrée, refroidie, constitue une excellente lotion pour l’entretien de la peau. Elle est également très efficace pour soulager les yeux irrités ou fatigués.

Petite recette :

Sirop de coquelicot de Nemours disponible

ICI 

le sirop de coquelicot est une préparation médicinale bien connue, mais aussi une gourmandise que vous pouvez employer pour aromatiser salades de fruits, fromages blancs, yaourts et boissons. Récoltez 400 g de pétales, jetez-les dans un litre d’eau bouillante et laissez infuser hors du feu dix minutes. Filtrez en exprimant bien à travers un linge, puis pesez le jus recueilli. Ajoutez le même poids de sucre et portez à nouveau à ébullition. Aux premiers bouillons, baissez le feu et laissez cuire très doucement deux à trois minutes en tournant, jusqu’à la consistance désirée. Arrêtez la cuisson et versez dans des bouteilles que vous aurez préalablement ébouillantées. Fermez aussitôt. (Sylvie Hampikian, expert en pharmaco-toxicologie)

 

Récolte :

Cueillez vos coquelicots plutôt dans un champ non cultivé pour éviter qu’ils ne soient contaminés par des pesticides. Cueillez les pétales avant qu’ils ne se fanent : ils sont excessivement fragiles, alors manipulez-les avec précaution. Faites-les sécher rapidement à l’air mais à l’abri du vent, sur du papier ou une toile. Ils doivent alors prendre une teint rouge foncé, et ne pas virer au noir et se décolorer : ce serait signe qu’ils ont été exposés à l’humidité et qu’ils sont gâtés.Une fois bien secs, conservez vos pétales dans une boite bien hermétique.

Attention : il est nécessaire de signaler que la prudence doit être de règle dans la préparation et l’administration de certaines préparations à base de coquelicots, notamment en ce qui concerne le dosage. Dans le doute, informez-vous auprès d’un spécialiste en naturopathie.

 

Sources : 

 

Yves Rocher  100 plantes 1000 usages

Maurice Messegué : mon herbier de santé.

Le coquelicot www.terrevivante.org

 

 

Des gourmandises aux coquelicots…..

 

Une fleur locale pour une recette traditionnelle :

Soucieux de perpétuer le savoir-faire artisanal nemourien, Des Lis Chocolat a élaboré un arôme réalisé à partir de pétales de fleurs de coquelicots sauvages cueillies, un à un, à la main, chaque année en juin, dans la région de Nemours.

 

 

 

Cuits à l’atelier avec du sucre dans un chaudron de cuivre, un concentré en est extrait pour ensuite être la base des recettes de vinaigre, sirops, confitures, liqueurs, limonades, palets au chocolat, et des fameux bonbons roses translucides marqués d’une fleur, au subtil goût de coquelicot et parfum d’enfance.

Denis Jullemier, dirigeant, a su décliner cette spécialité au gré des demandes et envies des consommateurs, amateurs de Coquelicot. La personnalité du coquelicot est une véritable révélation pour le palais, et sa présence dans une recette est un plus qui fait la différence. 

 

 

 

Pour épatez vos papilles gourmandes et curieuses,

découvrez-vite ces spécialités à base de coquelicot  dans la boutique :

www.deslischocolats.com 


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