LA FRAISE… un faux fruit si délicieux !

juillet 3, 2011 |  écrit par  |  Dossiers
LA FRAISE... un faux fruit si délicieux !

Même si on la trouve toute l’année, on n’imagine pas mai et juin sans la fraise (Guariguette, Mara des bois, Ciflorette, Fantastica, Maestro) car elle est un régal pour nos papilles. La fraise n’est pas un fruit, c’est un réceptacle devenu charnu à maturité qui contient de nombreux akènes : les vrais fruits qui contiennent les graines ! Très appréciée quand elle n’était encore que sauvageonne des bois, elle a connu depuis plus de trois siècles une ascension vertigineuse au prix de quelques métissages !

CULTURE :

 

Elle pousse sous les climats tempérés, en terrain souple et humide, dans les jardins et en culture maraîchères dans plusieurs pays d’Europe. Les botanistes affirment quelle comprend une cinquantaine d’espèces (fraise des bois, fraise commune, fraise caperon, fraise musquée…)

Le fraisier, Fragaria vesca, de la famille des rosacées est une plante herbacée vivace de 15 à 20 cm de long, qui émet des stolons  qui en s’enracinant  provoquent une multiplication naturelle. Ses feuilles, en rosette, foliolées, dentées, duveteuse sur la face inférieure sont munies d’un long pétiole. Les fleurs à 5 pétales ont de nombreuses étamines et la floraison à lieu de mai à juillet.

 

 

ACHAT ET CONSERVATION :

 

Les fraises se conservent mal, veillez à ne pas les écraser et ne les achetez pas les jours d’orage car elles tournent très vite.

Conservez-les au frigidaire bien couvertes car elle pourraient  parfumer leurs voisins, sortez-les à l’avance pour qu’elles retrouvent leur goût et rincez-les toujours avant de les équeuter pour conserver leur saveur.

HISTOIRE :

Le fraisier sauvage était connu par les habitants des cités lacustres préhistoriques qui consommaient ses  »faux fruits » !

Les grecs ont ignoré la fraise, Discoride n’en parle pas, Pline et Virgile la mentionnent à peine.

Les Romains seraient à l’origine de son nom fraise qui viendrait de fragare (exhaler une odeur suave).

Au moyen-âge, elle était considérée comme magique.

Apulejus, au début du second siècle lui attribua des vertus médicinales.

Henri III, dernier Valois tentait de réparer les outrages du temps par des masques de fraises.

En France, on cultivait le fraisier sauvage (capron)et la grosse fraise d’Amérique apparut vers la fin du XVIIème siècle mais entre temps, l’italien Matthiole vantera les propriétés vulnéraires, diurétiques et astringentes de la plante aujourd’hui confirmées…

En 1709, l’année du  »grand hiver », Fagon, le célèbre médecin de Louis XIV,   interdit les fraises au roi Soleil qui en était fou mais… » les fraises au vin » perdurèrent  à sa table tandis que  »les fraises à la crème » étaient réservées aux dames . Malgré les efforts de Jean Baptiste de La Quintinie on ne comptait à cette époque que 4 variétés de fraises.

Fontenelle, qui mourut centenaire attribuait sa longévité à sa consommation de fraises. ..

Le XVIIIème fut le siècle des fraises, Louis XV était lui aussi grand amateur  de fraises, il s’intéressa à a culture : les jardins du Trianon  en comptait alors quelques milliers de plants et à la table royale, on appréciait particulièrement la fraise des bois.

C‘est à partir des cinq plants de bonnes grosses fraises (fragaria chiloensis) rapportées du Chili en 1713 par un marin breton au nom prédestiné de Frézier…que sont nées à Plougastel les variétés que nous connaissons aujourd’hui.

Les fraises de Plougastel et de Carpentras furent longtemps les premières cultivées (climat oblige).

Vers 1800 la Belle Madame Tallien prenait des bains de fraises pour entretenir l’éclat de sa peau (10 kilos def fraises par jour dans l’eau de son bain !).

Au XIXème , l’amélioration des transports permit l’expansion de la culture des fraises en France.

Ce sont les anglais qui ont amélioré la  »fraise des alpes » dite des  »4 saisons‘ et qui ont inventé le paillage d’où le nom de strawberry (baie de paille) qu’ils lui donnèrent.

Beaucoup de variétés, qui ont longtemps eu leur heure de gloire ne sont plus que de lointains souvenirs et les fraises des bois que vous trouvez aujourd’hui en barquette à prix d’or sur les étals sont cultivées sous tunnel. Heureusement l’agriculture biologique raisonnée tend à rendre à la fraise ses lettres de noblesse pour nous permettre de retrouver leur délicieuse saveur d’antan.

COMPOSITION  ET PROPRIETES (pour 100 g) :

 

Peu calorique (35 calories), la fraise contient du fer, de l’acide sallicylique mais n’allez tout de même pas la confondre avec un cachet d’aspirine ! Elle en renferme seulement des traces mais elle a néanmoins une bonne réputation anti-rhumatismale.

Riche en vitamine C, (il sufffit d’une portion de 150 g pour couvrir largement l’apport journalier recommandé), en calcium (30 mg), en potassium (150 mg), en magnésium (13 mg). Elle est reminéralisante,  recommandée aux rhumatisants, aux anémiés, aux convalescents, aux hypertendus et aux artérioscléreux. Elle est légèrement laxative, soulage les problèmes hépatiques et biliaires.  Ses fibres sont indispensables à la santé cardiaque et digestive.

Elle contient de l’acide ellagique qui reste présent dans la confiture, un polyphénol végétal anti-oxydant qui aide à lutter contre les cancers et à détruite certaines des toxines provenant de la fumée de cigarette et de la pollution atmosphérique (l’idéal est de manger des fraises sans fumer !).

Le sucre de la fraise étant du lévulose, elle est autorisée aux diabétiques.

Attention  aux dyspéptiques et prudence car ce fruit histamino-libérateur  peut provoquer des allergies.

La fraise est bénéfique pour la peau,si vous n’êtes pas allergique, appliquer sur votre peau un masque de fraises écrasées pour l’aider à  produire du collagène et à conserver son élasticité et à elle l’aide à conserver son élasticité. (choisissez des fraises à la pulpe claire sinon vous risquez de vous retrouver avec le teint rouge)

 

 

RECETTES NATURELLES :

 

Infusion : faire infuser 2 à 3 grammes de rhizomes dans une tasse d’eau bouillante, filtrer et boire chaud. Cette infusion diurétique est particulièrement indiquée en cas de goutte et de rhumatisme.

Décoction : faire bouillir une bonne poignée de jeunes feuilles pour un litre d’eau. En cas de diarrhée, prendre 2 tasses par jour.

Cataplasme de feuilles pilées : efficace contre les ulcères et les plaies.

Dentifrice  : réduire en poudre une poignée de feuilles et de racines sèches de fraisier et mêlez à de la craie pulvérisée : ce mélange renforce l’émail des dents et les gencives .

Lait de beauté : le suc frais des fruits mûrs mélangé à un peu de lait et gardé sur le visage plusieurs heures et rincé à l’eau de rose ravivera votre teint.

 

HUMOUR ET GOURMANDISE :

 

La fraise est excellente, en confiture, en coulis, marinées avec du vin rouge et du sucre, en sirop, en jus de fruits frais, en smoothie, en pâtisserie…et nature.

Quant à moi je raffole du fraisier  et de la tarte aux fraises !

 

Recette de la tarte aux fraises :

 

Travaillez 250 g de farine avec 150g de beurre et 3 cuillerées de sucre pour obtenir un mélange légèrement granuleux.

Ajoutez 2 jaunes d’œufs et continuez à travailler la pâte pour former une boule que vous laisserez reposer ½ jeure.

Puis étalez la pâte en fine couche sur un papier sulfurisé, piquez-la et cuisez-la au four chaud 15 à 20 minutes en la surveillant.

Laissez refroidir votre fond de tarte.

Si vous êtes très gourmand(e)… étendez un peu de crème pâtissière sur votre fond avant de disposer les fraises (facultatif), disposez vos fraises puis nappez-les avec de la confiture de fraises ou une gelée de framboises

Au moment de servir, présentez avec un nuage de chantilly (si vous avez choisi de la garnir sans crème pâtissière sinon gare à la ligne !)

Si le temps vous manque pour préparer une délicieuse confiture ou compote aux fraises la boutique www.comtes-de-provence.com vous propose ses délicieuses recettes biologiques au goût authentique  à base de fruits savoureux et rigoureusement sélectionnés pour vous mieux régaler.

Le langage des fraises :

 

Autrefois « être né aux fraises » voulait dire qu’on était né au printemps !

« Sucrer les fraises » illustre le tremblement de la vieillesse !

« Ramener sa fraise » c’est parler hors de propos quand on n’y est pas invité !

 

Comme à chaque fois, je vous quitte avec regret mais puisque « Le gourmet est celui qui a une bouche intelligente » André Prévost, je vais  m’informer encore et je reviendrai  très vite vous faire part de mes découvertes et en attendant , permettez-moi de déguster ma délicieuse tisane bio fraise à découvrir aux sources du bien-vivre chez www.florisens.com, elle est irrésistible !

 

 

 

FRUITS ET LEGUMES VERTS V et C Fabrocini

LES FRUITS Richard ROUDEAU

PETITE ENCYCLOPEDIE DE LA DIETETIQUE Dr Jocelyne Oualid

100 plantes 1000 usages Yves ROCHER

MON HERBIER DE SANTE Maurice Mességué

 

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1 commentaire


  1. Les fraises, on les goûte, on les cueille et on les mange !!!
    votre article et bien fait, les photos sont vraiment jolies et font saliver.
    Si vous cherchez des producteurs près de chez vous, on est là pour vous :
    http://www.bioalaune.com/fr/fermes-producteurs

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